EXTRAITS DE NOUVELLES

Alone autopsie d'une solitude (Extrait)

 

 Copyrightfrance logo11 1

http://www.salondumanuscrit.fr/oeuvre/alone-ou-autopsie-d-une-solitude/christine-domenge/Lullabell

Je roule. Nouveau site de Lulla Bell (Christine Domenge)

Je l’ai laissé seul.

Dans ce train qui l’emporte à mille kilomètres de moi.

De nous.

Je fonce. Les rues sont vides.

Tôt le matin. 6 heures 56.

La voiture connaît le chemin par cœur. Je ne fais que de la figuration au volant. Elle me ramène, je vais retrouver notre appart.

Je ne suis ni célibataire ni veuve ni divorcée.

Mariée, nous avons une fille, une ado.

J’habite le sud, mon mari travaille au nord.

Paris c’est pas le nord mais pour moi oui.

La France entière nous sépare ! C’est ce beau pays qui nous éloigne l’un de l’autre.

C’est ce beau pays qui nous déchire. Nous étions un couple uni, nous sommes un homme et une femme séparés. Notre fille avec moi. Personne avec lui. Oui, j’en suis sûre, il est seul.

 Lui, c’est chambre d’hôtel la nuit, finir tard le boulot. C’est métro,  manger un encas et dodo. Lever tôt. Pas de temps pour le petit déjeuner. Partir travailler. Sans bonjour, sans au revoir. Encore et toujours. Idem. Un jour de plus.

Métro boulot dodo. Un jour de trop.

Notre fille attend dans l’appartement. Elle dort. Voulait dire au revoir à son papa mais n’a pas eu le courage de se lever.  5 Heures du mat, c’est pas une heure pour les enfants !

Je me sens seule. Je ne le suis pourtant pas. J'ai ma fille.

Il est Alone.

 

Je n’aime pas les au revoirs sur les quais de gare.

Les trains m’angoissent.

Je pense à ces milliers d’innocents déportés dans des wagons à bestiaux, entassés les uns sur les autres, écrasés entre eux, étouffés les uns par les autres. Innocents. Hommes, femmes, enfants. Innocents.

Je n’aime pas les trains.

J’ai peur de l’aller simple.

NO RETURN. 

Mon mari s’est installé voiture 16 place 36 côté fenêtre, en sens inverse de la marche. Il déteste. Le train va de l’avant et lui est tourné vers ce qu’il quitte. Me tourner le dos de suite serait plus simple, plus radical.

Il voit défiler les morceaux de sa vie, de notre vie, les paysages, les villages, ses points de repère.

Il tourne le dos à tout à l’heure.

Dans cinq heures et quart il sera à Paris. Il a tout le temps de lui faire face. Terminus gare de Lyon.

Je ne l’ai pas regardé partir. Talons tournés, cœur retourné, yeux embués, j’ai pris le passage souterrain pour regagner le hall de gare.

Puis parking, voiture.

ENVIE D’UNE CLOPE POUR CALMER MON ANGOISSE.

Plus le droit de fumer !

Est-ce que la mort par la fumette est plus rapide que par le mal d’amour ? Parce que j’ai mal d’amour,  là,  tout de suite.

Mon immeuble, ma place de parking. Immuable.

Je monte direct troisième étage, porte treize. Porte bonheur ?

J’aurais du passer à la boulangerie avant. Tant pis! ma fille ira chercher le pain plus tard. Pour l’instant, elle dort comme un bébé. La joue qui a reçu le bisou du papa repose sur l’oreiller. Elle le décalque. Oreiller à baisers…

Sur mon visage une larme, sur le sien un bisou. Que la vie lui garde encore longtemps l’innocence de ses douze ans.

« Un jour tu rentreras chez toi et ta fille aura dix-huit ans. Dans ta tête, elle en aura douze. Tu ne l’auras pas vue grandir, tu n’auras rien vu. ».

La phrase qui tue. Mon mari se l’est prise en pleine tronche il y deux jours. Elle n’est pas de moi. C’est un de ses collègues qui la lui a balancée.

« Ta femme aura cinquante ans moins deux et toi quarante-six plus six. ». Ca, c’est de moi. Énorme !

Frissons. Je bois un café. Pas de bruit. Calme parfait. La vie est parfois aussi silencieuse que la mort…

J’ai la chance de vivre ici, à deux pas de la montagne mais je n’ai pas le droit d’y aller à cause de ma santé. A deux pas de la mer, mais à quoi ça sert ? Fait pas toujours beau dans notre midi, et quand le temps est propice à la baignade, les plages et les parkings sont envahis. Les touristes nous volent notre bien-être pour l’intérêt commercial de notre région. Message reçu!

Les travailleurs parisiens descendent dans le midi passer les vacances d’été tandis que les chômeurs roussillonnais montent à Paris pour travailler, parfois pour seulement un mois ou deux ! Quelle logique !

 

Mon mari appellera ce soir. On se dira qu’on s’aime. Et bonsoir.

Il rappellera demain et tous les autres soirs, vers 22 heures, à son retour à l’hôtel.

Peut-être m’annoncera-t-il qu’il pourra rentrer un jour et demi le prochain week-end ?

Notre fille lui dira combien il lui manque. Son papa !!! Elle lui posera la question. Mille et mille et une fois « Quand est-ce que tu rentres papa ? ».

Répondra « bientôt ». Il verra. C’est pas lui qui décide, faut voir ailleurs. Dans les hautes sphères. Respecter la hiérarchie.

Dis, quand reviendras-tu ? Dis, au moins le sais-tu ?

Barbara chante sur la platine CD. Camille aussi : elle prend ma douleur. Elle le dit, j’y crois deux minutes et demi. Elle me chante ce que je dois faire : je me lève, c’est décidé, je la laisse me remplacer, elle va prendre ma douleur.

Puis, d’un coup, sans que je m’y attende, elle me balance en plein cœur « Pour que l’amour me quitte » avec son cœur à elle, si mal accroché/décroché ! Benjamin Biolay enfonce le clou en m’informant qu’à l’origine nous n’étions pas des sauvages. Je voudrais tant qu’il ait raison ! Biolay, sais-tu que notre liberté de vie a été violée ? L’humain n’est plus ce qu’il était. L’adjectif ‘’ humain’’ ne sied plus à tout le monde.

Saint-Preux m’assomme avec son concerto pour une voix.

Alors… Je file dans mon lit, m’allonge à la place de mon mari. Je me finis sur « comme un interdit » de Christophe.

J’ai mal de lui, de toi mon chéri. Je me fais mal. Mes mains, mes doigts… Plaisir solitaire, éperdue, les yeux dans le vide, je cherche, te cherche, l’étincelle viendra-t-elle ? Une petite étincelle… Étincelle.

Lumière du jour à travers les persiennes. Je pleure.

Je t’ai fait l’amour. Pardonne-moi, j’aurais du t’avertir, te demander l’autorisation.

Je ne sais pas vivre seule.

Pastel l attenteALONE

 

 

Trêve de vie

 

 

Cinq heures du mat. Tous les jours mes yeux s’ouvrent à la même heure. Deux horloges.

A quelle heure te lèves-tu là-bas ? A la même heure me répondras-tu plus tard.

KO.  Pourtant, je ne me rendors pas. J’attends. Dans notre lit deux places la tienne est vide.

Parfois notre enfant s’y installe, l’occupe pour une nuit ou deux. Ça ne me gêne pas mais ce n’est pas sa place. Elle ne te remplace pas.

Six heures. Une heure les yeux clos à essayer de faire le vide derrière mes paupières. Mais les images défilent et je ne vois que toi. Les idées fusent, comment te rejoindre, des envies… carré blanc, attention les enfants regardent. J’ai froid en été par 30°. Il me faut tes bras, je me contente du drap. Contente ?

Encore nuit dehors. C’est mon heure. Je vampirise l’obscurité par mon absolu besoin d’une présence. Ma vie cannibale s’affame de toi. Aussi t’affame. Ta femme se meurt de faim.

C’est mon heure. Filer à la cuisine et prendre mon café seule. Ta pensée m’accompagne. Je te dis bonjour, comment ça va? moi, c’est moyen mais je fais  avec.

J’aime ce café chaud à cet instant encore frais de la vie. L’aurore. Encore tant de gens endormis.

Volets ouverts, la ville engourdie laisse filtrer le ronronnement de quelques moteurs de voitures au loin. Des lumières s’allument dans les immeubles voisins, la vie reprend. Les étoiles, dans leur drap de satin noir, accompagnent l’aurore pour un jour nouveau.

Être une femme boréale aux couleurs psychédéliques dans un matin au bout de la nuit comme je l’étais avec toi aux heures bleues parfumées d’arabica et de volutes de Senior Service.

Clope en tête, toujours.

Je passe régulièrement  devant le tabac. Je pourrais m’y arrêter. Je demanderais alors au buraliste un paquet de légères, en précisant que je ne voudrais pas mourir trop tôt.

Futilité de pacotille puisque j’ai déjà une maladie orpheline qui me condamne à mort, je ne veux pas me retrouver en plus avec un cancer à cause du tabac ! Puisque fumer tue.

 Puisque ma maladie tue. Association de deux malfaiteurs, ça réduit de combien de temps mon espérance de vie ?

Je commencerais par une cigarette par jour, bonne résolution. La cigarette après l’amour…, y’a pas l’amour. La clope avec mon café de midi. Raisonnable. Pas fumer dès le matin.

Puis je peux me restreindre à deux par jour. C’est bien deux par jour. Juste ce qu’il faut pour me déstresser. Pas assez pour me flinguer. Je crois.

Il y a trois ans, on me donnait deux années à vivre. Un an après, j’étais condamnée. Maximum six mois à survivre avec un traitement de fou. Mais il y avait la promesse d’une greffe cœur-poumon dans les six mois à venir. J’ai vécu un an et demi avec une perfusion permanente sur moi. Branchée à la pompe 24h/24. Pas de répit. Le temps passait. « Christine, ne vois-tu rien venir ? » Non, pas de greffe à l’horizon. Pourquoi ? Pas de donneur. C’est un fait. Mais la promesse de l’intervention chirurgicale salvatrice n’était en fait qu’un leurre pour me faire accepter la thérapie. On m’a vite fait comprendre que cette dernière était installée à vie, si l’on peut parler ainsi d’une existence incertaine à une personne de toute façon condamnée. Pour toujours, un corps devant lequel je n’éprouvais plus que du dégoût. Pour toujours avec ce moi qui me regardait dans le miroir comme une étrangère.

C’était insupportable, inimaginable. Je ne pourrais pas, je le savais. Au lieu de me sauver, les chirurgiens me mettaient à l’agonie.

La pneumologue a compris que ce traitement trop lourd, physiquement et psychologiquement, me tuerait plus vite car je ne le tolérais pas. J’aurais tout coupé : la perf et tous les autres médocs qui me maintenaient dans un état de non femme.

Alors elle m’a parlé, elle m’a proposé autre chose. Bithérapie. Nouveau traitement par voix orale. Essai. Cobaye ? La souris a tenu le coup, ça marche. Pour l’instant, ça marche…

A présent, on n’estime plus mon espérance de vie. Plus de chiffre.

On ne se mouille plus. On m’avertit, c’est sans doute momentané.

Ne pas se faire d’illusion, ne pas crier au miracle.

Ma maladie ne se soigne pas. On traite le patient afin qu’il ressente moins les douleurs, l’essoufflement, pour lui apporter un confort. Ne pas trop souffrir, vivre à peu près correctement. Crever sans s’en rendre compte, du moins pas tout de suite.

Quand tout deviendra intolérable : la difficulté de respirer, de fournir l’effort pour se déplacer, s’alimenter, quand tout ne pourra plus se dérouler sans assistance respiratoire, sans l’oxygène jour et nuit, sans, en dernier lieu, le respirateur artificiel, le patient aura assez de temps pour réaliser que le mal a fait son chemin et qu’il est temps de lâcher prise. Le gros travail de prévention a été fait.

Je sais qu’un jour il faudra avoir recours à une thérapeutique plus efficace seulement cette dernière n’existe pas encore. Mais pour moi le traitement actuel doit rester définitif. Dans ma tête tout est bien calculé. Ne plus rien essayer si c’est pour me rentrer des tuyaux dans le corps et me rendre inhumaine.

Stabilité. Stand bye.

La maladie hiberne. Moi, j’ai mon été et mon printemps.

La case hiver je la zappe comme je peux. Emmitouflée sous des pulls tricotés mains, un kilo la pièce, je superpose. Mes pieds dans des bottes fourrées. Mains dans gants de soie et moufles de randonneurs. L’esquimau de la maison sort rarement de son igloo.

Il faut réfléchir un peu. Fumer tue. La vache folle tue. La pneumonie atypique, la grippe tuent. A présent, les volailles, seules, peuvent nous disséminer.

La route, la rue, le chat du voisin qui a bouffé un oiseau atteint de la grippe aviaire. Même les œufs, on ne sait pas. Si on part du principe de celui qui est arrivé le premier : la poule ou l’œuf, pourquoi ce dernier ne serait-il pas lui non plus toxique ?

Séisme, tsunami, incendie, inondation, pollution. Cancer, sida, rupture d’anévrisme, crise cardiaque… J’en passe. Passez avec moi, c’est un conseil d’amie.

 

Je regarde le temps passer. Ça m’occupe. Chaque heure j’attends la prochaine. Occupation comme une autre, surtout quand il n’ y a pas d’autre. Ainsi de suite jusqu’au soir.

Parfois, dans la journée, je mange. Parfois même je bois, un verre de vin par ci, un apéro par là. Parfois je bois trop.

Moi, café / vin / apéro. Lui Métro / boulot / dodo. Notre fille : Vacances / copines / Internet... Son papa lui manque mais pas assez de temps pour y penser. Mon amour me manque et trop de temps pour y penser.

L’enfant, en véritable acrobate, traverse ce passage en funambule. Elle ne tombe pas, ne faillit pas. Parfois hésite. Flot de larmes, questions. Je fais les réponses, j’adapte, j’embellis, je rends la situation plus facile. Dédramatise. Tu as douze ans ma belle. A ton âge on avance. On ne s’arrête pas en chemin surtout pas à cause des problèmes des adultes, surtout lorsque tout ne tient qu’à un fil. Un pas de plus. Jusqu’au bout elle ira. Un fil d’Ariane elle tendra, comme le petit poucet avec ses cailloux blancs, elle nous montrera le chemin. Elle est le chemin.

Je la suis. Viens chéri, je t’emmène avec nous.

 

Samedi 21heures 20. Mon mari m’annonce qu’il a su trop tard qu’il avait dimanche et lundi de récupération. Les billets réservés d’avance par téléphone ont été automatiquement annulés parce qu’ils n’ont pas été retirés à la gare au plus tard une demie heure avant le départ du train. Il m'appelle, il est énervé, speed et me demande de trouver une solution car lui n’a plus assez de batterie sur son portable pour joindre la SNCF qui ferme à 22heures.

Je téléphone aux réservations pour trouver un autre départ dans la nuit. Rien. Une place dimanche matin en TGV mais uniquement en première classe, le double du prix habituel. Nous n’avons pas les moyens. Faut-il en conclure que nous n’avons pas la classe ?

J’ai dix minutes pour confirmer si je veux la place de train. Mon époux reste injoignable. Portable déchargé. Ma batterie « patience » idem. Panique. Je crise à mort. Angoisse.

 Me taper la tête contre les murs. Ma fille veut me calmer, je la jette. Peut rien faire pour moi. Incontrôlable. Pourquoi tant de souffrance tout à coup ?

Je dois négocier seule mon retour au calme. Je prends 10 gouttes de Fleur du Bach « Rescue », homéopathie. Bizarrement, c’est le seul traitement du genre homéo qui me soit efficace.

Lorsque, enfin, je parviens à joindre mon chéri, le calme est revenu des deux côtés. Plutôt que de se prendre la tête, on se fait à l’idée que rester à Paris est plus raisonnable financièrement. Quoi que… Tout dépend de ce que l’on y fait. Il est vrai que rester enfermer dans une chambre d’hôtel en bouffant un sandwich ou une salade, on peut sans risque confirmer que c’est plus économique ; A 36 euros la nuit et environ 6 à 8 euros de repas par jour, ceci multiplié par deux, on reste gagnant par rapport à un aller Paris/Perpignan TGV 1ère classe. Sans compter le retour, cela va de soi.

Il râle un peu, c’est dur pour lui. Et nous donc ! J’avais prévu de lui cuisiner de bons petits plats, histoire de varier son alimentation essentiellement hypocalorique, hypoglycémique, hypotensionique, hypo tout. Il dit qu’il va se reposer. Dormir un max. A force de se coucher vers minuit et de se lever à 5h30, il a bien besoin d’une grasse matinée. Je le comprends.

Je réponds que je l’appellerai dès qu’il me fera signe sur mon portable. Deux sonneries, je saurai que c’est lui.

Surtout ne pas le déranger.

On se quitte sur des je t’aime, on pense à toi. Faute de chabadabada.

 

Ma nuit est une horreur. Blanche. Yeux ouverts. Mal au ventre. Nausées. Migraine atroce.

Je me lève à six heures du matin. Tant de maux ! J’avale Motilium et Spasfon pour le ventre et mes médocs pour le cœur et les poumons. Café noir.

Retour au lit. La douleur se calme à peine, la migraine empire. A sept heures, je n’en peux plus. Retour cuisine. Re-café noir plus deux Proprofan. Je ne dormirai plus aujourd’hui. Trop de caféine.

Je bidouille sur l’ordinateur pour passer outre ce qui me ravage l’intérieur. Je bidouille quoi ? Des mots jetés pêle-mêle sur ma vie.

Tous ces mots que je tape. Tant de mots pour qui ? Pourquoi ?

Tant de maux à guérir. Comment ?

Débit de parole vertigineux à saouler le premier quidam qui accepterait de m’écouter. Personne en face.

Je ne sais que penser. Tant pis ou tant mieux.

Je joue à pile ou face. C’est face qui gagne. Je ne montrerai donc que mon côté sympa et angélique. Mais, côté pile ?

Côté pile, toutes ses fausses amitiés qui sont sorties à jamais de ma vie. La confiance abusée. Les espoirs déçus. Des gens qui disaient m’aimer, qui se proclamaient amis pour la vie. L’homme se crée des affinités avec ceux qui lui ressemblent. Des tribus de clones.

Sortis du lot, pas de place pour les différences. « A l’origine, nous n’étions pas des sauvages. » Benjamin Biolay.

 

Les jours suivants, c’est toujours fatigue intense. C’est toujours réveillée à cinq heure du mat avec mon mal au bide, ma douleur dedans. Extirper ce mal. Maléfice. On m’a jeté le mauvais œil. Mon corps est dans cet état parce que ma tête souffre. Idées noires. Problèmes sans solutions. Questions, points d’interrogation. Trop d’interrogations. Les réponses existent, je ne les trouve pas. Elles sont à des kilomètres de moi.

Mes réponses en lettres CAPITALES.....

LIEN POUR LA LECTURE http://www.salondumanuscrit.fr/oeuvre/alone-ou-autopsie-d-une-solitude/christine-domenge/Lullabell

Copyrightfrance logo11 1

 

 

 

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau