Poésie

Le café d'en bas, slam de Lulla Bell

Le café d’en bas

 

On s’était donné rendez-vous

Au café d’en bas

C’était un soir du mois d’août

J’avais mis ma robe noir’

Mascara, eye-liner électriqu’

Sur mon regard vert métalliqu’

Me rendaient si sûre de moi

Irrésistible et fatale

Tu m’avais dit au téléphon’

« Il faut que l’on se parle »

Ta voix comme un glas qui sonne

Tu avais l’air mal

Je t’ai dit « OK viens chez moi »

Tu as refusé

« Je préfère le café d’en bas »

As-tu rétorqué

 

Dans ma robe noire fourreau

Je suis arrivée

J’ai pris un vin de Bordeaux

A la terrasse du café

Tu avançais les mains dans les poch’

Tu avais quelque chose de gauche’

Qui te rendait attendrissant

Doux dans ton costume blanc

Tu as demandé un verr’ d’eau

C’était pas banal

J’ai senti couler le bateau

D’un couple bancal’

Tu m’as dit « Faut plus qu’on se voit »

D’un air détaché

Mon verre a glissé de mes doigts

Illusions brisées

 

On s’était donné rendez-vous

Au café d’en bas

C’était un soir du mois d’août

Que je n’oublierai pas

Ambiance mortelle électrique

J’ai pleuré femme pathétique

Mascara courant sur mes joues

Je t’ai supplié à genoux

Tu as dit «Tu me fais pitié

Je ne t’aime plus »

Et dans mon cœur écartelé

Une vie s’est fendue

Quand je suis rentrée chez moi

Sans me retourner

J’ai maudit le café d’en bas

Où tu m’as quittée

 

On s’était donné rendez-vous

Au café d’en bas

Noire rose que l’on cueill’

Je portais le deuil.

 

Lulla Bell ©

Woman 735757 640

 

 

 

 

 

 

Épave poésie de Lulla Bell

Épave

 

J’ai l’avenir qui tangue

Je deviens une épave

Je n’ai plus de boussole

Car j’ai perdu le nord

Quand t’es resté au port

Amarré à une autre

Je suis ivre de toi

Tombée à fond de cale

Je me noie de toi

Vois comme je suis pâle

Je ne tiens plus la barre

Pourtant la vie se marre

Elle chante dans le vent

Et danse sur les vagues

Tu en aimes une autre

Au milieu du roulis

J’ai le cœur en bouilli

Comme une ancre je largue

Mon corps dans l’océan

J’ai de l’eau jusqu’aux yeux

Normal, c’est un adieu

Je ne suis qu’une épave.

 

Lulla Bell ©

Chezfinou138330555856 gros

 

Oh Maman ! poésie de Lulla Bell

OH MAMAN !

Oh maman
Je voudrais voir le monde
Avec mes yeux d'enfant
Et que tourne la ronde
Le regard pétillant
Oublier qu'les secondes
C'est le temps qui fout l'camps
Etre la petite fille blonde
Au visage innocent
Oh maman

La vie me trimbale
Sur des chemins cahoteux
Je suis dans un dédale
Je fais ce que je peux
Le destin sans état d'âme
Me secoue tellement fort
Que j'ai perdu mes armes
que j'ai perdu le Nord.

Oh maman
Je voudrais voir le monde
Avec mes yeux d'enfant
Que ta chaleur inonde
Mon petit corps tremblant
Que ta tendresse enrobe
Mon cœur tout titubant
Dire que la terre est ronde
Et qu'elle se fout du temps
Oh maman

Et mon bonheur s'est fait la malle
Il s'est enfui à travers champs
Comme un fardeau je trimbale
Mon passé si déprimant
L'amour je n'y comprends que dalle
C'est pourquoi je vis sans
Et je donne toute mon âme
Et j'ai déjà mille ans.

Oh maman
Je voudrais voir le monde
Avec mes yeux d'enfant
Et que tourne la ronde
Le regard pétillant
Oublier qu'les secondes
C'est le temps qui fout l'camps
Etre la petite fille blonde
Au visage innocent
Oh maman

Lulla Bell ©

Tableau de Lulla Bell : le clown

Huile sur toile ©

Le clown, huile sur toile Lulla Bell