Patrick Gonzalez

Perfecto, poésie de Patrick Gonzalez

PERFECTO

 
Il y avait, il y a, il y aura,
cette fille en perfecto,
le cuir noir sous les lampadaires jaunes, 
son regard dans le rétro,
sa silhouette sur le trottoir.

les volets entrouverts, le petit jour,
les draps blancs froissés,
le parfum d'ambre et de jasmin,
sa crinière noire sur l'oreiller,
l'odeur du thé et du café.

Ses yeux qui se réveillent aux miens.
Tous engourdis,
ses jolis pieds, ses petits seins,
toute une nuit,
sous le matin.

Et puis le mur, les photos,
un clair-obscur poétique,
un nouveau jour,
jusqu'à demain. 
Elle a remis le perfecto.


Patrick Gonzalez ©
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Le vent, poésie de Patrick Gonzalez

LE VENT

 
Il est heureux le vent,
sous ta jupe légère.
Tourbillonne, impatient,
et tu le laisses faire.

L'espace d'un instant,
glisse sous la dentelle,
Si prompt à s'inviter,
à tes courbes légères.
 
C'est son haleine tiède
qui caresse ta chair.
Tu te mets à rêver,
à de grand courants d'air
 
Patrick Gonzalez ©
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Le manque, poésie de Patrick Gonzalez

LE MANQUE

 
Partager tous les deux, le manque, le silence,
de tes grands yeux ouverts à nos sombres nuits blanches.
C'est l’absence de toi, comme tendre évidence,
à mes mains orphelines du galbe de tes hanches.

Lorsque tu n'es pas là, que le vide me hante,
que le rêve s'étire à d’obscures romances,
quand le jour s’enfuit à la trop longue attente,
au milieu de ta vie, je file à contresens. 

Si j’écris quelques mots, aligne quelque vers,
pour m'approcher de toi, effacer ton absence, 
c'est pour ne pas sombrer, oublier d’être amer,
vers tes lèvres adorées, c'est l'amour qui s'élance.

Tout entier au silence, quand je ferme les yeux,
que ma bouche se tait, c'est à toi que je pense,
Et tout ce que tu sais et tout ce que je veux,
se le dire à jamais, charnelle confidence.
 
Patrick Gonzalez ©
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