bleu

"On aime ça", l'enfant bleu de Henri Bauchau

On aime ça

 
Moi, on aime les chevaux blancs quand ils sont calmes.
Et les îles, on aime beaucoup les îles pleines d'arbres et de fleurs
Sans ville, sans ceux qui font peur, avec des cabanes faites par soi-même
On aime les îles parce qu'elles sont calmes avec des girafes
qui viennent boire
On aime les chevaux blancs ("le démon tente de s'envoler mais ses ailes se prennent dans les réverbères, se cognent contre les maisons. Il retombe et les trois cent chevaux blancs le piétinent, le mordent et il est obligé de s'enfuir en criant. Comme il crie, comme il crie dans ma tête! On aime ça!" "Trois cent chevaux blancs dans les rues de Paris. Que c'est beau, Orion! Tu es capable de voir ce que les autres ne voient pas.")  comme dans les films 
Les trois cent chevaux blancs qui galopent la nuit dans les rues de Paris
Et qui dans ma tête 
Parfois je monte dessus et on va à Sous-le-Bois
Ma grand-mère a un jardin et il y a un vieux tunnel où
on peut jouer
Il y a des oiseaux, des moineaux, des merles, des oiseaux français
On aime aussi le labyrinthe, là on peut guider les autres
Le labyrinthe et les îles, on aime ça!

"L'enfant bleu" Henri Bauchau
de la part d'Eric Martinez.
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