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Le café d'en bas, slam de Lulla Bell

Le café d’en bas

 

On s’était donné rendez-vous

Au café d’en bas

C’était un soir du mois d’août

J’avais mis ma robe noir’

Mascara, eye-liner électriqu’

Sur mon regard vert métalliqu’

Me rendaient si sûre de moi

Irrésistible et fatale

Tu m’avais dit au téléphon’

« Il faut que l’on se parle »

Ta voix comme un glas qui sonne

Tu avais l’air mal

Je t’ai dit « OK viens chez moi »

Tu as refusé

« Je préfère le café d’en bas »

As-tu rétorqué

 

Dans ma robe noire fourreau

Je suis arrivée

J’ai pris un vin de Bordeaux

A la terrasse du café

Tu avançais les mains dans les poch’

Tu avais quelque chose de gauche’

Qui te rendait attendrissant

Doux dans ton costume blanc

Tu as demandé un verr’ d’eau

C’était pas banal

J’ai senti couler le bateau

D’un couple bancal’

Tu m’as dit « Faut plus qu’on se voit »

D’un air détaché

Mon verre a glissé de mes doigts

Illusions brisées

 

On s’était donné rendez-vous

Au café d’en bas

C’était un soir du mois d’août

Que je n’oublierai pas

Ambiance mortelle électrique

J’ai pleuré femme pathétique

Mascara courant sur mes joues

Je t’ai supplié à genoux

Tu as dit «Tu me fais pitié

Je ne t’aime plus »

Et dans mon cœur écartelé

Une vie s’est fendue

Quand je suis rentrée chez moi

Sans me retourner

J’ai maudit le café d’en bas

Où tu m’as quittée

 

On s’était donné rendez-vous

Au café d’en bas

Noire rose que l’on cueill’

Je portais le deuil.

 

Lulla Bell ©

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