EXTRAIT "HORS L'AMOUR"

  • Par lullabell
  • Le 26/07/2014
  • Commentaires (4)

Je pleure toujours après l'amour, je ne sais pas pourquoi mais je m'en fiche. Je pleure toujours lorsque j'ai joui et j'aime cette particularité.

Tu me pris dans tes bras me et déposas délicatement sur le lit de notre chambre à coucher, telle une mariée pour sa nuit de noce. Tu me tendis une serviette éponge que je glissai sous moi afin de ne pas salir les draps avec le sperme qui coulait à présent de mon vagin.

Tu t'allongeas à mes côtés. Tendrement, tu me serras contre toi. J'attendis que mes tremblements se calment, que mes larmes cessent, que mes muscles se détendent, que mon corps entier se pose calme.

Nous faisions l'amour sans préservatif quand nous étions tous les deux. Notre couple prônait la confiance qui s'était ancrée avec les années. De plus, je ne pouvais pas avoir d'enfant donc aucun risque là non plus.

Après l'amour, nous regardions un peu la télévision ou bien nous fumions une cigarette accompagnée d'un Grand-Marnier.

Parfois, nous nous endormions rapidement, fourbus mais heureux.

Les mots avec lesquels je vous raconte l'amour sont devenus des maux d'amour depuis le départ d'Allan.

Des instants comme celui-ci, j'en ai plein ma mémoire.

Une overdose de souvenirs à m'en tordre les boyaux.

Rien que de les raconter, mon sexe s'embrase mais devient douloureux tant le vide l'affame.

Tu as laissé des affaires qui ne te seraient plus utiles là-bas, chez ta nouvelle aimée.

Jetés, éparpillés ça et là dans les pièces de l'appartement, je retrouve tes objets familiers, attachés, attachants : stylos, briquets, tee-shirts, une chemise jaune pale signée Cacharel, ton peignoir de bain marqué à tes initiales, je ne peux pas tout énumérer mais tant de choses que tu as voulu laisser derrière toi, en même temps que moi.

Les vêtements que tu as portés ont gardé l'odeur de ta peau mêlée à celle de tes parfums: Habit Rouge, l'eau d'Adrien et Mûre et Musc. Je caresse mon visage, mon corps avec ces souvenirs et je pleure puisque je ne peux pas le faire sur toi. Poser ma tête sur ton épaule et me sentir vivante, un rêve fou que je caresse car je sais que tu ne reviendras pas.

J'ai envie de te gueuler à la figure que je te t'aime au point de te haïr.

Je te hais de cet amour trop fort qui me fait si mal, qui me casse.

Tu es ce qui m'est arrivé de mieux et de pire dans la vie.

A cause de toi, je crève d'aimer à n'en plus pouvoir me redresser tant j'en ai mal au corps.

Le mal d'amour est l'arthrose sentimentale qui me tord.

Des souvenirs fulgurants traversent mon esprit, une tempête sensuelle quand je repense à mes histoires de cul.

Il n'y a que ça de vrai, la baise !

Quand on a goûté au corps de l'autre, c'est déjà trop tard. C'est de la répulsion ou de la contagion, cette alchimie qui nous mène à la grande aventure, jusqu'à la perdition parfois.

Avant de connaître Allan, j'avais déjà un amant depuis un peu plus de deux ans, marié, et bi...........

Lulla Bell (christine Domenge)

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Commentaires (4)

lulla bell
  • 1. lulla bell | 13/08/2014
Un commentaire qui me touche Christian, c'est vrai la vérité toute crue, et trop de tabou pour en parler. Mais tant de gens y pensent ! Merci
christian bailly
  • 2. christian bailly (site web) | 11/08/2014
une vérité toute crue...
ta vérité toute crue !
sans fard, sans pudeur, sans fausse pudeur !
j'aime ! tu touches de ta plume la réalité de la vie avec art...
lulla bell
Merci pour votre commentaire. Oui nous sommes tous un peu pareils je crois.... c'est une question de sensibilité.
Sgdg
  • 4. Sgdg | 26/07/2014
C'est vivant et plein de vécu, on s'y retrouve tous un peu, comme quoi les être humains se ressemblent tous. Merci et bonne journée, bises.

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